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La dépendance affective pathologique et les addictions :

La dépendance ou le sentiment d'incomplétude et les addictions ou la maladie du désir.


main liées par des cordes dans le ciel


La dépendance n'est pas une maladie, elle est constitutive de notre humanité :


Le bébé humain vient au monde en étant complètement dépendant de ses parents pour  (sur)vivre et se développer.

En effet, il dépend des figures d’attachement pour satisfaire ses besoins de manger, boire, être lavé, être aimé et contacté, se sentir en sécurité, protégé, valorisé, reconnu, etc.


Ces besoins, vont s’exprimer sous forme de désir, et vont lorsqu’ils sont satisfaits apporter un sentiment agréable de plaisir et de complétude.


Ce circuit de besoins-récompenses est archaïque et il très utile pour la survie de l’espèce et de l’individu. Il pousse en effet la personne à revenir à ses besoins essentiels et à les satisfaire encore et encore.

Dans le corps, un certains nombre de neurotransmetteurs sont alors à l’oeuvre, parmi les plus populaires la dopamine, l’ocytocine, les endorphines, la sérotonine aussi nommées les hormones du bonheur.


Si pendant l’enfance, les parents et les figures d’attachement n’ont pas pu ou su répondre aux besoins essentiels de l’enfant, et si le désir de celui ci est réprimé, l’enfant va se structurer sur des carences, du vide, du manque, des interdits.


Plus les carences sont nombreuses et importantes et plus l’enfant peut développer une grande tolérance à la détresse et aux désagréments, ainsi qu‘une grande capacité d‘adaptation.

Il va progressivement se déconnecter de l‘écoute de ses besoins propres et refouler son désir, avec des difficultés de l‘exprimer.


En grandissant, ce refoulement peut alors se manifester sous différentes forme de symptômes, de comportements peu contrôlables, de mal être....etc




femme seule sur un trottoir - addiction

La dépendance : Quand devient elle un problème, une addiction?


Une fois adolescent et ce jusqu’à l’âge adulte, l’individu en dépendance va continuer de rechercher, tel un nourrisson et/ou un jeune enfant, à combler ses besoins et ses manques uniquement grâce à l’aide de l’extérieur et d’autrui.


Les addictions sont donc l’expression physique et comportementale d’un sentiment d’incomplétude.


Pour ne plus sentir en lui cette incomplétude synonyme de mal-être, l’individu va user de comportement et utiliser des objets de dépendance dans le but de faciliter son rapport avec lui-même, les autres et le monde en stimulant et/ou en éteignant ses sensations, voir en créant une autre réalité plus supportable.


Cela peut devenir problématique si même avec toute la bonne volonté du monde, la personne ne peut plus contrôler son comportement, sa consommation et son rapport en excès à l’objet de dépendance. Si elle ne parvient plus à s’en passer jusqu’à en devenir prisonnière, et ce même si elle sait que l’objet de dépendance est nocif, toxique, voir même dangereux pour sa santé et son système. Cet excès est d’ailleurs souvent proportionnel au manque intérieur ressenti.

La recherche du plaisir immédiat et de récompense peut quand à elle, devenir obsessionnelle. Celle ci est souvent vécu “cachée” dans la culpabilité et la honte puisque paradoxalement le rapport au plaisir est en résonance à son passé perçu comme mal, inadapté, anormal, dégoutant, interdit etc...


Pour parler de dépendance affective pathologique et d’addictions, il faut donc qu’il y ait rencontre entre un objet de dépendance et un individu avec des vulnérabilités spécifiques.




dépendance affective pathologique


La dépendance affective pathologique : un désamour et un abandon de soi.


C’est un lien d’attachement à l’autre fusionnel, possessif, exigeant, conditionnel, à ne pas confondre avec l’amour.


Ces adultes fusionnels sont à l’affut de la moindre marque de reconnaissance, de gratification et d’amour de la part d’autrui, ce qui leurs confèrent un sentiment illusoire de valeur personnelle et la confirmation de leur existence.

Celui ci n’est en réalité qu’un faux-semblant, puisque le vide et le manque intérieur ainsi que la mésestime de soi restent centrales.


La personne dépendante consent à de nombreux sacrifices pour tenter de se faire aimer qui finissent par générer de la colère, de la rancune envers les autres qui, selon elle, ne savent pas l’apprécier à sa juste valeur.

Ces personnes décrivent une situation dont elles souffrent et dont elles se sentent impuissantes de pouvoir s’en extraire.

L’enfant intérieur est en souffrance et empêche l’adulte responsable de prendre sa place et d’exister pleinement.


L’autre est quant à lui idéalisé, objetisé et n’est pas aimé pour ce qu’il est mais pour ce qu’il apporte, ce qu’il comble, comme un fournisseur de ce qui manque, un moyen d’apaiser la détresse et le désamour.


Cette dépendance affective conditionne les autres dépendances, ce qui signifie que toutes les formes d’addictions découlent de la dépendance affective pathologique.



Les 4 phases de la dépendance :


  • La phase d’obsession :

La personne est dominée par la préoccupation de recherche de stimulations en lien avec “le plaisir dit immédiat”, “la récompense”.


  • la phase de ritualisation (précède l’acte) :

La personne se préoccupe souvent avec obsession de l’objet de sa dépendance et s’organise pour ne pas en manquer.


  • La phase compulsive (éxecution de l’acte) :

La personne perd le contrôle, ne peut pas arrêter ou reprendre le dessus sur son comportement addictif, celui ci la domine.


  • La phase de désespoir (après l’acte) :

La personne se sent impuissante devant son comportement et peut dans certains cas ressentir de la culpabilité, de la désobéissance, de la honte.



Les objets de dépendances :


  • La dépendance affective pathologique

  • La dépendance au travail dite workaholisme ou ergonamie

  • La dépendance à l’alcool et aux liquides

  • La dépendance au jeux d’argent

  • Les achats compulsifs

  • La dépendance au sport

  • La dépendance au tabac

  • La dépendance à la nourriture, au sucre, au sel etc...

  • L’addiction sexuelle et les paraphilies

  • Les addictions aux écrans, aux jeux vidéos et et aux réseaux sociaux

  • L’addiction aux drogues


La relation aux objets cités devient une problématique lorsqu’ils sont consommés en excès et de manière obsessionnel. La personne n’a plus de contrôle sur sa consommation, son comportement, elle le subit.


“c’est plus fort que moi, ne je peux pas m’en empêcher, cela me domine complètement et me laisse ensuite dans une profonde impuissance et un désespoir”


Parmi les objets de dépendance, certains sont  :


  • stimulants : déclenchent excitation et gaité.

  • sédatifs : déclenchent une détente physique, apaisent et endorment.

  • hallucinogènes : modifient les perceptions, les sensations, altère la réalité.



types de comportement personne dépendante

Les types de comportements de la personne dépendante :


  • Elle veut plaire à tout prix et cherche constamment à être en lien, même si l’autre est source de difficulté, voir de souffrance car il ne comble jamais complètement le manque affectif et ne sait pas l’apprécier à sa juste valeur.


  • Elle souhaite apparaître parfaite et conforme à ce qu‘elle pense que l‘autre attend d‘elle. Elle a tendance à se sacrifier, se rend disponible et se met au service d’autrui, sans jamais oser dire non.


  • Elle se sent au fond d’elle même en infériorité, se compare, se dévalorise, se mésestime.


  • Elle vit son plaisir de manière ”caché” dans la désobéissance, la culpabilité, la honte, comme si elle restait soumise à une autorité supérieure (parentale, familiale, adulte dit “sachant”, divinité etc...) à qui elle donne tout son pouvoir. Pour elle, s’affirmer et s’opposer sont sources d’angoisse car celle ci peut entrainer une coupure du lien.


  • Elle ne supporte pas la solitude car le contact avec elle-même est difficile, douloureux, les fins et les séparations sont évitées pour les mêmes raisons.


  • Elle se perd dans la fusion avec l’autre, existe et trouve son identité à travers l’autre. Le contact avec ses besoins propres est coupé : elle souhaite ce que souhaite l’autre et ne peut vivre et exister seule.


  • Elle fuit et se réinvente dans un monde imaginaire et/ou parallèle à la réalité, parfois complètement virtuel, fantasmé.


  • Elle revendique à qui veut bien l’entendre son hyper-indépendance et son autonomie.


  • Elle est au ralenti, évite de prendre seule des décisions, de passer à l’action procrastine et s’auto-sabote.



Les exemples de croyances limitantes du dépendant :


  • J’ai besoin de l’autre pour exister, je suis incapable de vivre seul.e, seul l’autre peur me rendre heureux.se et une séparation c’est un anéantissement.


  • Quand j’aime, je suis responsable de l’autre, je dois être tout pour l’autre, les besoins de l’autre passe avant les miens, je fais passer l’autre avant moi.


  • Je dois tout faire pour ne pas décevoir mes parents, pour être aimé.e en famille, je suis conforme aux attentes, au rôle, allant jusqu’à m’effacer ou switcher de personnalité.


  • Si je veux être admiré.e, je dois gagner de l’argent et pour être reconnu.e je dois travailler dur.


  • Etre un homme c’est tenir l’alcool, on ne peut pas faire la fête sans, quand on est en bande on fume et je n’arrive pas à imaginer ma vie sans cigarette.



Les inversions :


La personne est en confusion et/ou en inversion sur des notions oposées.

En voici quelques exemples :


  • Pour vivre, je dois faire le mort, disparaitre, passer inaperçu.

  • Si je reçois du bon, cela me fait du mal.

  • Aimer, être aimé, vivre est dangereux et insécurisants.

  • Si je guéris je vais disparaitre, mourir, être seul.e.

  • C’est bon d’avoir mal, je me sens vivant.e si je souffre.

  • Le monde réel n’est pas fait pour moi : je ne suis pas né.e sur la bonne planète, à la bonne époque, dans la bonne famille. Je fuis donc cette réalité et m’invente un monde “dont je suis le héros”.




stratégies thérapeutiques papillon et cage

Les stratégies thérapeutiques :


Cet article vous parle?

Vous vous sentez concerné.es?


En tant que thérapeute, je vous accompagne à :



-Mettre du sens et de la lumière sur ce que vient combler le symptôme.

-Comprendre comment la compensation nourrit en réalité le symptôme.

-Trouver quel est le besoin non satisfait, le désir et/ou l’expression du désir réprimé.

-Retrouver et recréer un contact avec vous-même, avec vos sensations, vos besoins et vos ressentis.

-Mettre de la lumière sur le rôle endossé souvent à votre insu dans le système familial, révéler vos contrats inconscients familiaux.

-Travailler sur l’amour de soi et votre pouvoir intérieur, vos ressources

-Travailler sur les croyances, les inversions, les conflits verrouillants.


L’étape libératrice fondamentale sera celle qui permettra à la personne d’apaiser et de soulager les sentiments de manque, d’impuissance et de désespoir en allant prendre soin du mal être de l’enfant intérieur;


Ce soin peut prendre un certain nombres d’étapes : il s’agira de rétablir la connexion avec cette partie en souffrance, de la reconnaitre et de permettre l’expression du mal être, de lui apporter des ressources “transformatrices”.

Et ce jusqu’à ce que la personne retrouve une estime d’elle même et reprenne possession de son pouvoir intérieur et de sa place d’adulte.


Ceci afin qu’elle puisse se saisir pleinement de sa responsabilité, embrasser librement sa vie et son existence.



Qui se cache derrière Dialogueaveclecorps :


Dialogueaveclecorpspsychothérapie Choisy le roi

Je m'appelle Gwendoline Martin, je suis passionnée par les histoires de vies et les messages du corps.

Je vous propose d'être la traductrice de vos maux inconscients, votre guide.


Comme le disait si bien Einstein :

“On ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui a généré le problème“:


Comprendre et mettre de la lumière sur la ou les causes émotionnelles de vos symptômes ne suffit souvent pas pour retrouver un équilibre durable.

S’accompagner soi-même comporte des angles morts et l’aide d’un professionnel peut être nécessaire.


Si vous souhaitez approfondir cette exploration, et que cette méthode de thérapie vous intéresse, n’hésitez pas à me contactez.


Je consulte sur rdv du lundi au samedi de 10h à 21h dans mon cabinet à Choisy le roi ou depuis chez vous en distanciel.

Pour plus d’informations : www.dialogueaveclecorps.fr

tel : 06 29 54 36 94



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Les dépendances ou le sentiment d'incomplétude et les addictions ou la maladie du désir :

Article rédigé par Gwendoline Martin © 2024 Dialogueaveclecorps - Copie interdite sans autorisation de l'auteur.



Prenez soin de vous en premier.

Gwendoline.




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